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Phantom Buffalo

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Tadaloora

The fourth album from Portland’s best phantoms

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Tadaloora
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Phantom Buffalo par Julien BourgeoisPhantom Buffalo par Julien Bourgeois
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Wedding Day Massacre
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Cement Postcard With Owl Colours

Cement Postcard With Owl Colours

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Phantom Buffalo brille (chronique de Libération)

Le temps a passé insensiblement sur l’époque du groupe maniériste lo-pop du Maine Phantom Buffalo, ex-The Ponys, au nom évanescent tel celui de son troisième album confidentiel de sortie.


Loin du (petit) éclat de l’avènement 2004Shishimumu,enregistré en dix-huit heures et dûment acté par Libération en belle page labellisée «L’apparition Phantom Buffalo» un 28 février, la voix flûtée du groupe art schoolné à Portland en 1998 résonne toujours en douceur. Tout va doucement, chez Phantom Buffalo.

Le chant donc, d’abord, parent en pathos du duo touchant Miracle Legion (Pull the Wagon). Intouché, le semi-falsetto folk de Jonathan Balzano-Brookes (chant, guitare, piano (1)) se rappelle à l’auditeur au fil des douze plages réglementaires du CD.


Autant d’airs comme de bons souvenirs d’Amérique, vaguement tristounes et drôlets à la fois, on ne sait. Plus naïve que rock, au sens abrasif, cette «petite chanson» émolliente joue le feutré rythmique comme vocal : la batterie même semble amortie, à coups de mailloches emmaillotées pour moins de heurts.


Bonzommes. La musique ensuite. C’est de la belle et bonne pop-rock. Bien ronde, lisse, sans arêtes, mais non sans contours, comme on dirait de la ligne claire en BD. Rien n’y grince ni crie. Cela glisse et berce et s’imbrique. Jusqu’à l’enfantillage dodelinant des nursery rhymes, cubes et perles : Weather the Weather comme une ronde de préaux.

La jaquette illustrée main (du groupe) fait écho, sur ce ton de maternelle : vignettes de «bonzommes», pirate, cosmonaute, cheval, canon roulant, fusée, gentil dragon du Loch Ness, monsieur à chapeau, tête de mort (tiens…). C’est l’école crèche, tenant le milieu yéyé du bébé et du gaga.

L’instrumentarium au diapason bon esprit égrène arpèges cristallins et harmonies d’infra-Simon, Byrds & Garfunkel ou approchant scout sixties Peter, Paul & Mary, revus Pavement, groupe généralement rapporté en référence.

La mélodie n’est pas en reste, bouclant sur tempo à peine agité berceuses et rondes sophistiquées en thème et variations et gentils enchantements, menuets autistiques. Même l’électricité lisse ses riffs en accord quand elle s’en mêle, entre deux «effets» puérils (l’écho grelotté de Trinket Shop) ; comme des gommettes sur un coloriage de craies.


Hop-hop. Le tout, du côté des Jonathan Richman, Timbuk 3 ou Violent Femmes innocents, est l’œuvre d’amis-Pierrot d’un far east d’american dream lunaire où surfa l’âge d’or Beach Boys rosâtre et s’abîma en 2006 le chanteur du groupe halloweenesque House of Freaks (Bryan Harvey, massacré dans sa cave de Richmond avec femme et enfants).


Yodellisant en cow-boys de chambre des bouts-rimés tels qu’on s’en fredonne enfant dans le noir, au bois ou sur le chemin de l’école, en sautillant un pavé sur deux, hop-hop, la la la, Phantom Buffalo, qu’il ne faut pas sous-estimer, serinant ainsi saisit d’autant.


Frogman ou Bad Disease se révèlent tout à trac de vrais mini-opéras poupées-russes, de 5 minutes 55 ou 6 minutes 26 en cinq ou six micromorceaux emboîtés, évoquant le meilleur McCartney ou Who d’A Quick One While He’s Away.


De fait, si Phantom Buffalo, volontiers comparé aux La’s au petit pois pop, est de la new-wave attardée, ce serait de celle dolente de Vini Reilly - Durutti Column, pendant satien effacé du grand frère goth Joy Division, s’entendant dans le suscitéBad Disease au titre souffreteux.


Bayon

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Cement Postcard's StampCement Postcard's Stamp
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